2019 en chiffres

janvier 2020


Quelques explications : 


Le pré-suivi


Le pré-suivi nous permet de rester attentif, et de pointer les besoins urgents afin d’identifier les personnes les plus vulnérables à prioriser dans l'entrée de notre suivi dès qu’une possibilité se libère.

La mesure de vulnérabilité se base sur plusieurs critères : la personne vit en rue à Bruxelles ou à Liège, a peu ou pas de réseau (ou celui-ci est découragé), présente des facteurs de risque au niveau santé (maladie chronique, âge, etc.), présente un état d'hygiène inquiétant (objectivé avec l'outil CVC = échelle d’insertion créée en 2009 par IDR).

Nous répertorions, avec éthique et dans le respect de la vie privée, le public le plus vulnérable dans la région de Bruxelles-Capitale et de Liège. Ceci permet d’établir une liste des patients prioritaires.

Il s’agit plus précisément de dresser une liste nominative rassemblant un ensemble d’informations sur chaque personne sans-abri, permettant d’établir le degré de vulnérabilité de chacune d’entre elles et ainsi, de cibler nos actions. 

Par l’élaboration d’une telle liste nominative, le travail d’IDR gagne en efficience car c’est en connaissant au mieux notre public que l’on pourra l’aider, le soutenir, et trouver des solutions de soins et de logement adaptées à chacun, toujours dans l’optique de mettre fin au sans-abrisme.

Le suivi


La rue étant elle-même un facteur non négligeable de morbidité et de mortalité, il n’était pas concevable de penser réinsérer nos patients dans le long terme sans que cela passe par une remise durable en logement. Nous travaillons à cela depuis 2010, mais c’est le développement de notre projet Housing First, avec de nombreux patients remis en logement individuel, qui nous a poussés à diviser notre équipe de terrain en janvier 2015, en 2 pôles : le pôle « rue » et le pôle « logement ». 

IDR continue à considérer l’hygiène et la valorisation des talents comme des déclencheurs pour la prise en charge à plus long terme des patients et leur réinsertion, notamment parce que ces deux éléments contribuent à améliorer l’estime de soi des patients.

L’action de nos infirmiers de terrain est multiple, et vise à réaliser des soins, en rue ou en logement, à conseiller et motiver les personnes sans-abri à prendre soin de leur hygiène et de leur santé, et enfin à les accompagner à leurs rendez-vous médicaux. Le patient intègre ainsi progressivement un véritable réseau médical, coordonné au départ par nos infirmiers avec l’aide du médecin de l’association. A terme, c’est le réseau médical « normal » (c’est à dire qui s’adresse d’habitude aux personnes qui ont un logement, comme les médecins traitants habituels, les maisons médicales, etc.) qui va prendre le relais et assurer la prise en charge des patients.

Le post suivi


Cette 3ème étape de la réinsertion nous permet de garder un contact plus espacé, avec les professionnels qui ont pris notre relais en rendant visite aux patients à domicile, et, par ce biais, de vérifier que tout va bien et ainsi éviter un retour en rue.

D'une part, le nombre d'entrées en logement augmentait considérablement et nous nous rendions compte que pour un certain nombre de nos suivis plus anciens, plus stables, nous avions du mal à continuer à les voir régulièrement et comme nous le voulions, faute de temps.

D’autre part, les problématiques et la sensibilité demandée sont très différentes entre les suivis et les post-suivis (les progrès des post-suivis sont à un autre niveau que les gens en rue ou même en logement mais pas encore stables) et nous n’avions pas les moyens d’y répondre.
En effet, suivre une personne qui se trouve en logement depuis plusieurs années est différent : les priorités ne sont plus les mêmes, le travail s’effectue plus en profondeur, avec des objectifs différents de ceux des personnes récemment entrées en logement (par exemple retrouver un travail, une activité dans son quartier, etc.).

Cette expertise a donc été concentrée dans un nouveau poste : responsable du post-suivi qui se consacre également aux pré-suivis en logement en prévenant d’éventuels retours en rue.
Leurs besoins primaires étant normalement satisfaits, le travail est essentiellement axé sur le bien-être, la santé et la réduction de perte de logement.

Ensemble, nous allons construire des projets sur le long terme visant à améliorer leur qualité de vie. Pour certains, cela consistera à trouver une meilleure organisation quotidienne tandis que d’autres travailleront leur projet professionnel.

Comme dans les autres pôles, l’accompagnement est personnalisé et s’adapte aux besoins et demandes du patient.

L’objectif est que ce pôle puisse à terme se spécialiser dans la prévention du sans-abrisme en général.






Autres actualités

Urgence de dépistage pour ralentir l’épidémie, mieux soigner les malades et soutenir les aidants

mars 2020
Médecins du Monde, le Samusocial et Infirmiers de rue appellent ensemble à un dépistage plus actif du Covid19 pour aider au contrôle de
suite

Infirmiers de rue insiste pour une politique de dépistage actif des personnes sans-abri au Covid-19

mars 2020
Bruxelles / Liège ; le 20 mars 2020. « Tester les personnes sans-abri au Covid-19 au plus vite », c'est l'appel lancé
suite

Pandémie de Coronavirus : adaptation du travail d’Infirmiers de rue en cette période de pandémie.

mars 2020
Nos patients sont un public particulièrement vulnérable face au Coronavirus, du fait de leurs conditions de vie, des pathologies chroniques
suite

Umicore soutient Infirmiers de rue !

février 2020
Umicore est soucieux du climat social à Bruxelles et s'implique volontairement dans des actions qui vont à la rencontre de solutions pour des
suite

De la rue au logement : le parcours de Mr H.

janvier 2020
Monsieur H*. adore cuisiner, est féru d’Histoire et rêve un jour d’aller vivre au bord de la mer. Chaque
suite

Sur base de quels critères choisissons-nous les patients à entrer dans notre suivi ?

janvier 2020
La situation à Bruxelles est sérieuse : le dernier dénombrement des personnes vivant quotidiennement en rue
suite

L'histoire de Monsieur C.

novembre 2019
Monsieur C.*, la cinquantaine, vit sous tente dans les bois depuis plusieurs années.Jusque-là, il ne voulait jamais nous suivre pour une
suite

L’antenne liégeoise d’Infirmiers de rue lance un crowdfunding pour financer 100 maraudes !

novembre 2019
Depuis le 13 mai 2019, Fanny Caprasse et Camille Delvoye, de l’association Infirmiers de
suite

Matelas Padebol incite les citoyens bruxellois à agir pour la fin du sans-abrisme

novembre 2019
Changer d’une politique d’urgence vers des solutions durablesAvec l’image d’un morceau de carton intitulé ‘Matelas Padebol’, l’asbl Infirmiers
suite

L'histoire de Monsieur G.

octobre 2019
Nous retrouvons notre patient, que nous suivons depuis peu, dans une des rues principales de Liège. Il est allongé sur le trottoir, le pantalon
suite

Page suivante