Pandémie de Coronavirus : adaptation du travail d’Infirmiers de rue en cette période de pandémie.

mars 2020
Nos patients sont un public particulièrement vulnérable face au Coronavirus, du fait de leurs conditions de vie, des pathologies chroniques dont certains souffrent, de leur âge,… Nous devons donc faire le maximum pour qu’ils ne soient pas contaminés, et que, s’ils le sont, ils puissent être pris en charge correctement.

Le travail de rue se poursuit, mais en maintenant la distance sociale adéquate, et en informant nos patients et les autres personnes rencontrées en rue des dangers du Coronavirus et de la façon de s’en prémunir. Le but est d’assurer la prévention par une information correcte, une présence, et une surveillance médicale des personnes, en ces temps où l’espace public se vide de plus en plus.

Nous savons que les hôpitaux doivent être préservés, c’est pourquoi nous allons assurer, en collaboration avec les médecins généralistes, et sans surcharger ceux-ci, le suivi médical indispensable de tous nos patients, autant en rue qu’en logement. Surveillance, information, continuité des traitements, report de tout ce qui n’est pas urgent, gestion des urgences s’il y en a…sont nos objectifs prioritaires.

Il est essentiel que nos équipes puissent continuer d’assurer leur suivi au jour le jour. Pour diminuer au maximum leur risque de contamination, c’est toute l’association qui a changé son mode de fonctionnement.

Les services de support (administration, finances, logistique) sont passés en majeure partie en télétravail. Les équipes de terrain sont divisées, et travaillent de façon très indépendante, avec une partie du travail qui est fait du domicile (appels courrier, mails). Les réunions internes s’organisent en vidéoconférence.

Notre but est de contribuer à la maîtrise de l’épidémie et de soutenir nos patients en cette période difficile. Nous sommes conscients que nous devrons adapter notre travail à l’évolution de la situation sur le terrain.

Une conclusion que nous tirons déjà de cette expérience, est que maintenir une population à la marge, dans des conditions de vie dégradées et dégradantes, est un mauvais calcul et un facteur de risque pour n'importe quelle société. On peut sans doute mieux s’en apercevoir aujourd’hui.

Par contre, veiller à l’inclusion des personnes les plus vulnérables et isolées est un bon investissement !

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